lutte

des professionnels

du spectacle
logo


Pour Michel (jolie Môme)
et Ludo (HNS)
Procès le 25 juin 2008,
mais on peut signer et faire tourner
la pétition ! (ICI)


Inscription à la liste SMS pour être prévenus des actions :
envoyez votre numéro de portable sans espaces à cip-idf@hotmail.fr



    à lire les intermittenrts  aux voeux du ministres  (ICI)

Coordination intermittents http://cip-idf.ouvaton.org/
site de la CGT-spectacle http://www.fnsac-cgt.com/sommaire.htm
site de la CNT-spectacle http://www.cnt-spectacle.org/

Journal de lutte de Jolie Môme (grêve - 2003)  (ICI)

Une et une deuxième chanson rigolote trouvée sur internet


Les intermittents
du spectacle
en lutte

Les "intermittents" du spectacle, ce sont les techniciens, musiciens, danseurs, comédiens et autres professionnels du spectacle qui n'ont pas de CDI et qui ont, au sein du régime d'assurance- chômage, un statut particulier. Sous prétexte que le nombre d'intermittents a plus que doublé en dix ans, le Medef a doublè les cotisations-chômage  des intermittents, puis cherche à supprimer notre régime: les annexes 8 et 10.
Mais si le nombre d'intermittents à doublé, c'est parce que les patrons en particulier dans l'audiovisuel ( AB Production, TF1, Canal+, France 2 et 3, etc…) refusent d'embaucher en CDI. La "solution" du Medef  consiste à faire payer la note de ce chômage organisé par les patrons, à ceux qui sont justement victimes de cette précarité. 
"Ils ne produisent rien et ils coûtent cher… » « Ils ne travaillent que 507 heures par an, ce sont des feignants…". Voici en substance ce que le Medef propage au sujet des travailleurs du spectacle. 
Nous devons déclarer un minimum de 507 heures annuelles de travail "effectif" pour avoir le droit de toucher cette assurance chômage. Mais, dans ce temps, ne sont comprises ni les préparations de spectacles, ni les répétitions, ni évidemment les recherches d'emploi quotidiennes, qui ne sont pas déclarées et bien sûr pas payées.
C'est ainsi que 50 à 80 % du temps de travail des intermittents du spectacle n'est tout simplement pas reconnu.

Cette lutte a pris de l'ampleur avec la première grande manifestation en octobre 2002, la première grève en février 2003 et le mouvement massif de juin, juillet, août 2003.
Quoiqu'en dise le ministre de la culture, le problème n'est toujours pas réglé. Quoiqu'en dise la presse, nous sommes toujours mobilisés.

Nous ne sommes pas les seuls à être confrontés à l'avidité patronale, aussi nous sommes solidaires de tous les précaires, des travailleurs du privé comme du secteur public, des travailleurs sans travail, sans papiers! 


site de la CGT-spectacle
http://www.fnsac-cgt.com/sommaire.htm
site de la CNT-spectacle
http://www.cnt-f.org/comm.rp/
Coordination intermittents
http://cip-idf.ouvaton.org/





Les artistes ont eu les moyens
de leurs combat qu'en ont il fait ?


En leurs temps les sublimes tiraient l'ensemble des revendications ouvrières, l'artiste contemporain pendant un temps très court (30 ans ?) a pu, munit de son Allocation Journalière  se payer le luxe de ne pas putasser, de dire merde à tout les macros de la cultures mais ne s'est pas soucié pour autant de l'autre ! L'autre sans qui « je » n'est pas. Ces 5 dernières années La CIP fut le seul endroit qui voulut se servir de cette intermittence comme locomotive de la lutte des  sans droits.

Dans les années 90  l'esprit d'entreprise se généralisait dans la culture et le syndicat SFA applaudissait à la mise en place de la licence d'entrepreneur. (Ordonnance de 1945). Ainsi chacun fut amené à devenir entrepreneur de sois même. Renforçant ainsi la schizophrénie, et l'égoïsme générale et mortifère.

En même temps les grosses entreprises s'appuyaient sur l'intermittence faisaient des économies sur les salaires et s'inscrivaient en Bourse.

De ces contradictions il fallait sortir vainqueur. Nous étions au courrant, et nous savions qu'il y allait avoir affrontement.
De ces deux types de patronat aucun n'était le bon. De l'un comme de l'autre on ne sortait pas de la concurrence et de la compétition capitaliste et égotique.

Le paternalisme sévit autant si ce n'est plus dans les petites Cie que dans les institutions.

Aujourd'hui on entend pas mal d'anecdote à propos de ce petit patronat qui produit sur de la mauvaise conscience et qui en même temps en profite sous payer et pratiquer dans des conditions de travail déplorable. Nous sommes revenus à la case départ, la case « lutte des classes ».C'est plus clair pour les organisations politiques toujours en mal de revanche.

Il fallait inscrire de nouveaux droits pour que cette économie de l'intermittence repose sur une autre forme de paritarisme, une autre forme de travail, une forme de mutualisation des richesses, qui ne cesse d'augmenter pour quelque uns et s'amenuiser pour beaucoup d'autres.

Cette « auto subordination » qui détournait la solidarité interprofessionnelle issue des industries, culturelle et autre. Cette auto subvention immorale d'où naissait l'« auto production », devait ouvrir sur une forme d'autonomie ne s'appuyant ni sur la collectivisation des moyens de productions ni sur leur appropriation par quelques uns.

Tous savaient que cette organisation ne pouvait perdurer sans une vraie réflexion sur la mutualisation des richesses (virtuel, puisque ici il ici s'agit de culture). C'est de là qu'est sorti le fameux « Nouveau Modèles ». Le protocole de Juin 2003 augmenté de  celui d'Avril, est son contraire parfait. Il oblige à la capitalisation c'est un système qui sort tout droit de la MATMUT ou de MMA, il est assuranciel.


Syndicat et patronat n'ont pas voulu de ce nouveau modèle.
Pour les uns cela remettait en question le système du salariat construit sur la valeur travail, socle de la solidarité interprofessionnel, basé sur la fondamentale présomption de subordination.

Il est dans la philosophie des dirigeant syndicaux qui ne veut sortir de la confrontation binaire (travailleur/patron). En dehors de cette forme d'affrontement on ne sait pas faire. La dialectique de la jungle est elle aussi simpliste ? Les lois de la jungle ne permettent pas l'hégémonie d'une subjectivité sur toutes les autres. Le nouveau Modèle propose une forme de mutualisation des richesses calculer sur la valeur travail, mais aussi sur celle qui se dégage de nos société spectaculaire : la valeur « affecte ».[1]


Et justement ceux d'en face les « Patrons » se plaisent à maintenir ces faux affrontements. Tandis qu'ils délocalisaient le travail devenu fort chère dans nos contrées[2], s'appuyant sur une  intermittence faisant la par belle aux intérêts particuliers, ils minimisaient la valeur travail, se gardant de la remplacer par  la  « valeur affecte ».

Dégageant ainsi sur plusieurs décennies de substantielles économies ils s'appropriaient les espace public de production et de diffusions.

Aujourd'hui s'appuyant sur la panique des organisations salariales de voir la valeur travail et les caisses de solidarité interprofessionnelles disparaître, vampiriser par l'intermittence. Le patronat ce transforme en croisé de la croissance, en sauveur des valeurs de civilisation.


Ils mettent à la présidence de la France (symbole des droits de l'homme) un bouffon, qui juché  sur l'épaule du funambule le fait chuter. C'est le projet.

Et malheur, on voit se répéter l'histoire ! Des centres de rétentions, aux crashs boursiers, une couleur brune se dessine à l'horizon. Je ne voudrais me retrouver à chanter mon désespoir dans les stades ignobles des solutions guerrières. Construisons ensemble des alternatives intelligentes à ce futur par trop connus.

Soyons exigeant mais pas butté. Personne ici n'a suffisamment de vertus pour en remontrer aux autres, c'est de nos folies collectives qu'il faut se garder et nos certitudes en sont le levier…


Amitiés
Dominique Collignon Maurin

[1] Celle qui permet à des groupes de faire d'extraordinaire bénéfice n'entrant pas dans le calcul du PNB (lequel est calculé sur la valeur ajouté que produit le travail)

[2] A cause justement des droits exorbitant et de l'augmentation exponentiel des inactifs par rapport aux actifs ce qui pour le patronat est proprement intenable lui qui doit maintenir ses marges compétitives et bénéficiaire.

RETOUR








Accueil Compagnie Jolie Môme
mailto: courrier@cie-joliemome.org


Présentation  -  Agenda  -  Cabaret  -  Théâtre  - Ca arrive  -  Actualité  -  Statut intermittent  -  Le mome en ligne  -  Les photos  -  MP3  -  Les liens  -   Produits dérivés  -  Pour nous joindre  -  Pour nous soutenir  -