STAGE CHORALE 2005

Stage chorale 2004
Stage chorale 2002
Stage chorale 2001







STAGE CHORALE 2005

Vendredi 15 juillet 2005

L’avant poste du stage arrive à St Amand. Trente personnes en tout, 4 travaillent et préparent, venues de Grenoble pour gérer cette session. Jolie Môme revient de Ramatuelle. Une partie des Sans Nom de Nancy a la ferme intention de lézarder deux jours. Entre trempette au lac de Cuhnlat, emplettes à Ambert, rincette au « Savine », le temps s’étire. On attend les potes.

Samedi 16 juillet 2005

Infâme Cagnard, on crève de chaud ! Certains pourront aider Jolie Môme à monter leur chapiteau. Courage ! La tâche est instructive, 800 kg de masse inerte à déployer, pour accueillir, répéter. L’intendance s’active, nous seront 96 à table le soir. Petit à petit les groupes arrivent. Le pré dévolu au camping se colore d’habitations de toile. Ephémère village qui augmentera St Amand d’un tiers d’habitants.

Une première discussion informelle a lieu, concernant l’accueil, la mise en place d’ateliers, de thèmes. Le premier débat permettra de présenter des propositions afin de gagner du temps.

Un premier atelier se met en place, Cyril (Jolie Môme) propose un texte sur le Lacrimosa du requiem de Mozart. Philippe, un copain de Nancy, filmera la semaine de stage. Un autre ancien Nancéen, David Vincent (ne rigolez pas, c’est son vrai nom) donne un concert au « Savine » avec le groupe les Mutants. La soirée pré-stage commence fort.

Dimanche 17 juillet 2005

10h, salle Culturelle, au dessus du Village Vacances, première séance de travail collective. On met en place « La grève des mères ». L’après-midi arrive avec 6 ateliers.

Mozart rencontre un vif succès, avec 40 participants. La démarche est originale, les premières écoutes surprenantes.

Au préalable, chaque chorale présente deux chants, St Etienne (les Barricades, comme à Grenoble) vient pour la première fois. Les camarades se taillent un franc succès avec la grève générale et mineurs de France. Rouen s’est doté d’une jeune chef de cœur, Solène, le groupe interprète « du fric à l’aise », suscitant l’enthousiasme. Grenoble propose « Le chant des marais », interprété avec beaucoup de retenue, dégageant une forte émotion. Les Sans Noms de Nancy ont amené « Les archers du roi » et une version des Canuts un peu « dérangée ».

Le travail présenté par tous les groupes traduit des efforts, un peu plus de méthode et sans doute de rigueur.

Cette session démarre rapidement, un jour d’avance largement employé, un programme établi, un objectif pour le concert de fin de semaine, 19 chants proposés en commun ou en atelier. L’organisation semble plus cernée que celle des années précédentes.

Lundi 18 juillet 2005

10h, toujours salle Culturelle. Solène de Rouen met en place « du fric à l’aise », à 4 voix, avec près de 90 choristes. Une heure plus tard, un premier résultat satisfait les participants. Le deuxième jour se présente très bien aussi, c’est très encourageant !

Pour finir la matinée, Michel (Jolie Môme) anime des improvisations, des entrées chantées. Le travail est assez dense, la progression rapide. Les ateliers d’après-midi complètent parfaitement les journées aussi planifiées ( ???). Trois déplacements sont proposés en plus du concert, villages environnant, marché d’Ambert. En soirée un atelier théâtre et un atelier écriture sont aussi proposés.

Mardi 19 juillet 2005

C’est « Ventrebleu » qui est travaillé en commun, puis reprise du « Fric à l’aise » et petit travail de mouvement sur « la grève des mères ». On ne peut pas parler de chorégraphie, loin de là. Le déplacement simultané de 90 personnes, qui pour la plupart lisent le texte n’est pas évident. Cyril (Jolie Môme) demande une attention portée vers le public (virtuel pour l’instant). Celles et ceux qui travaillent pieds nus maudissent les gardeurs de chaussures. Un petit break permet une discussion, deux déplacements sont adoptés à Ambert et dans un village voisin, le jeudi et le vendredi.

Il faut commencer à envisager un filage de ce qui a été réalisé, déjà trois jours de boulot.

Les conditions de stage optimisent le travail. Pour beaucoup une journée de stage équivaut à 4 répétitions hebdomadaires, soit un mois de travail dans nos villes respectives, c’est dire si nos rencontres de St Amand sont bénéfiques !

Dans la journée Michel (Jolie Môme) nous resitue l’engagement de St Amand sur la question culturelle. Ce petit village a déjà organisé des festivals de 15000 personnes, Manu Chao, les Garçons Bouchers, Wampas et bien d’autres sont passés.

L’engagement politique du maire (PC) André Chassaigne n’est pas banal : soutient aux intermittents, accueil de Sans Papiers. Une invitation a aussi été faite à Joëlle Aubront (Action Directe) pour l’été.

On mesure effectivement notre chance de pourvoir bénéficier d’un tel lieu. Il ne doit pas y en avoir beaucoup.

Mercredi 20 juillet 2005

Le programme se précise, ce mercredi matin on travaille « Grève générale », les copains de St Etienne partis trop tôt ont laissé des partitions à Bruno.

Le repas de midi fini, l’atelier Mozart reprend, puis une discussion afin de mettre en place un programme pour la visite au marché d’Ambert. Les horaires vont être un peu bouleversés concernant la vie au quotidien. Il y aura un premier filage le soir, 32 minutes prévues avec les chants travaillés jusqu’alors. Avec les présentations, quelques rajouts, la prestation durera 45 minutes.

Répétitions dans la cour, ça tombe bien, il fait beau.

Après le repas, les filages dureront jusqu’à minuit vingt.

Une inquiétude se précise. Il faut signaler que les deux guitaristes présents au stage ne sont pas « du matin », Cyril et Dave (Nancy) affectionnent le lever vers midi. Vu que la prestation est prévue à 11h à Ambert…

La fatigue gagne peu à peu le groupe : travail précis, répétitions en boucle, ateliers successifs et soirées variées (tarot, tchatche(s), chants « off »). Ca fait beaucoup. D’autant que le stage va s’accélérer. A mi chemin de la semaine il faut de plus en plus se mettre en situation pour la prestation de samedi.

Ca bouge aussi dans les troupes, quelques départs anticipés du fait du boulot ou de la famille, quelques arrivées retardées pour les mêmes raisons.

Le groupe total oscille entre 80 et 96 personnes. Au gré des filages, des réflexes reviennent sur le placement en « scène », les positions de chant, ce qui prouve que les stages successifs occasionnent de « beaux restes ».

Une équipe se propose pour écrire un journal (une feuille) qui sera distribué aux passants à Ambert.

Jeudi 21 juillet 2005

Déplacement à Ambert. La journée commence bien, les deux guitaristes sont réveillés avant 10h. Bel exploit ! Mais il pleut, ou presque. Faut-il voir un rapport entre le décollage laborieux des zicos et la météo ?

Bref, à onze heures, les chorales sont sur la place de l’église à Ambert. Tout le monde entonne « Ventrebleu » et traverse la place du marché pour se rendre sur une placette située au-dessus. La foule n’est pas nombreuse, mais des groupes convergent là où nous chantons, restent, écoutent, applaudissent. Ce déplacement avait peut-être valeur de test, surtout pour se déplacer en chantant, se mettre en position face au public. L’accueil qui nous a été réservé semble confirmer l’investissement dans le travail. Des spectateurs viennent discuter avec nous, prennent le journal. Michel de Jolie Môme informe de nos prestations à venir.

On rentre en retard, très, le repas est pris à 14h30. La journée sera très décalée. A seize heures l’atelier sur Mozart reprend. C’est de plus en plus impressionnant. Cette mélodie, ces harmonies ne nous sont pas habituelles, mais procurent un apaisement peu commun dans l’écoute.

Déjà 17h, il faut se mettre d’accord pour préparer le spectacle de vendredi et samedi. Quatre chants sont retenus pour étoffer le répertoire de vendredi (St Germain) : Juillet 36, Grève Générale, Sans Papiers et l’appel du Komintern.

Quelques stagiaires ont fait relâche, au lac d’Ambert, les autres travaillent dans la cour jusqu’à 19h.

Vendredi 22 juillet 2005

10 h. Ce matin, l’échauffement a lieu dans la cour du collège, animé par Cyrile : « le prolétariat », môle, molle….Reprise de quelques chansons qui n’étaient pas très au point hier.

Après le déjeuner, les mozartistes se retrouvent pour répéter ; on y arrive, malgré un petit accord majeur qui ne veut pas….s’accorder ! Ils bénéficient en plus du concours de Gaëlle, une pianiste venue faire un récital à la salle cu la veille au soir.

Puis v 16h 30, c’est le départ en convoi vers St Germain l’Herm où nous sommes attendus pour une prestation. Il nous faut bien quatre « Ventrebleu » pour arriver prés de la mairie du village, en face d’une fontaine.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette prestation ne restera pas dans les annales ! Presque une semaine de stage est passée ; plus le spectacle d’hier, plus une fin d’après midi, cela donne quelque chose d’assez mou et décousu. Cela n’empêche pas le maire de nous offrir un coup à boire !

Le soir, c’est grillade party dans la cour du collège.

Samedi 23 juillet 2005

C’est le grand jour !

A 10 h, Michel nous convie dans la cour du collège à un bilan de ces journées et au perspectives à donner à ces rencontres (voire annexe).

Après midi libre..sauf pour le mozartistes qui se régalent d’une dernière répète d’une heure.

Un peu avant 19h, tout le monde se retrouve autour de la fontaine devant le collège. Cameras et micros sont branchés afin d’immortaliser le spectacle !

On attaque « Ventrebleu » qui nous emmène vers l’église et son perron où nous prenons place. Quel pied de nez que d’aller chanter des chants révolutionnaires à cet endroit !

Il y a là un public assez nombreux, et nous enchaînons les chansons dans l’ordre suivant :

A bicyclette (revue et corrigée…)

Les archers du roi

L’appel du Komintern

Sur le pavé

Mozart : lacrimosa (revu et corrigé…)

Grandola

La grève des mères

Die Moorsoldaten

Juillet 1936

Les sans papiers

La grève générale

Quand un soldat

La lega

Du fric à l’aise

El pueblo


Un premier lacrimosa raté nous laisse sur notre faim ; il est repris à la satisfaction de tous !

Après avoir pris un apero avec le public, on s’en retroune joyeusement vers le réfectoire pour notre dernier repas. La soirée se poursuit en beauté par un concert-bal des Jolie-Môme au Savine. Elle se poursuivra jusqu’au petit matin pour certains insatiables de chansons !

Dimanche 24 juillet 2005

C’est le jour des départs et du ménage !

Les réveils s’échelonnent jusqu’à l’heure de midi. On commence à ranger.

Après le déjeuner, les quelques interprètes du Requiem décident d’investir l’église du village, histoire d’aller une dernière fois faire retentir leurs voix dans un lieux o combien raisonnant !

Puis les équipes de ménagent entrent en action, afin de laisser le collège, les salles, le terrain de camping aussi propre qu’on les a trouvé il y a une semaine, alors qu’un peu partout on s’échange des adresses en se claquant la bises et en se disant à l’année prochaine !

Un grand MERCI aux barricades de Grenoble, et notamment Lili et Cécile, pour l’organisation de ce stage.

Un grand MERCI aussi à Cyrille pour sa disponibilité et sa direction !

Michel (Nancy), Olivier (Grenoble).


ANNEXE
Compte rendu de l’AG bilan du stage de St Amand : samedi 23 juillet

Manque de travail de mise en scène
malgré les ateliers théâtre proposés par Michel – qui pourrait être plus intégré au stage.

3 représentations au cours du stage,
c’est beaucoup ; celle de St Germain l’Herm était en trop.

Prévoir l’idée d’une personne relais par chorale.
Karen, de Grenoble centralise les mails pour constituer une mailing liste générale
Lorène, des Jolie môme centralise les référents de chaque chorale.

Le stage 2006 pourrait être organisé par les Josettes Rouges du Havre et se dérouler dans la première semaine d’août. Si elles s’occupent des aspects matériels, les autres (programmation, fonctionnement…) pourraient être pris en charge par une autre chorale.


Michel rappelle l’idée originelle de faire un festival des luttes à St Amand.
Pourquoi pas en 2006 ? Mais un festival ne doit pas gêner les travaux des chorales.

Quelle que soit la forme qu’il prendra, Il faudrait un suivi média sur l’évènement, avec une diffusion auprès des élus politiques et syndicaux afin d’éventuellement les impliquer. Prévenir aussi les militants du Puy de Dôme sur l’organisation du stage.

Maintenir l’idée d’organisation de week-end à week-end.
Prévoir les dates d’organisation du stage plus tôt.
Attention au nombre de participants qui ne peut être expansionnel pour des raisons pratiques (sanitaires, douches).
Selon Michel, la mairie pourrait faire des efforts sur les sanitaires et le camping, compte-tenu de l’évènement.
Prévoir l’organisation d’un affichage au jour le jour par un petit comité d’orga inter chorale durant la semaine.
Conserver des moments où l’on n’est pas forcément tous ensemble.
Préciser des le début du stage, et même avant si possible, l’organisation à ceux qui viennent la première fois,
afin d’éviter qu’ils arrivent « à froid ».



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LES 
JOURNEES 
CHORALES
DE SAINT-AMANT-ROCHE-SAVINE
Stage autour du chant militant et révolutionnaire
9 - 15 juillet 2001

C'est par un chaud après-midi de juillet que commencent à affluer vers le petit village de Saint-Amant-Roche-Savine, au cœur du Parc naturel régional Livradois-Forez, au-dessus d'Ambert, les chanteurs de cinq chorales venus de tous les coins de France.

 - "Les Josettes rouges" du Havre
 - La chorale D'A.C ! Limoges (Agir contre le chômage)
 - Le Front musical d'intervention (F.M.I.) de Paris
 - "Les coccinelles voix rouge" de Lyon
 - "Les Barricades" de Grenoble

Leurs dénominations suffisent pour comprendre quels sont leurs types de répertoires : des chants de lutte, de révolte et d'espoir qu'ils interprètent souvent dans la rue aux côtés de ceux qui se battent pour leur travail, leurs droits, leur toit.
Ils viennent rechercher ici rencontres et perfectionnement au contact de la Compagnie "Jolie môme", qui partage les mêmes engagements. Celle-ci est déjà connue par ses spectacles ("Barricade", "L'assemblée des femmes") et ses chansons, (le troisième C.D. vient de sortir).

Les "Jolie môme" sont des habitués de Saint-Amant puisqu'ils y ont enregistré leur trois disques et présenté des spectacles sous chapiteau.
Il faut dire que ce petit village de 500 habitants a un maire communiste particulièrement dynamique, André Chassaigne, dit "Dédé", directeur du collège situé dans le bourg ; pendant treize ans, jusqu'en 1996, Saint-Amant a accueilli le festival "Saint-Amant rock ça vibre", l'un des plus important rassemblement national de rock en milieu rural.

 L'organisation matérielle du stage

Ce sont les choristes de "Barricades" de Grenoble qui ont pris l'initiative de ce rassemblement. Pour ce faire, une petite commission, composée de Noëlle, Marianne, Sarah, Sophie et Marie, s'est occupée de toute l'organisation matérielle du stage, en particulier le budget et la bouffe. Dès leur arrivée, Noëlle et Marie partent d'ailleurs faire un énorme ravitaillement général à Clermont-Ferrand.

Finalement, le lundi soir, après que les premiers arrivants aient étrenné la terrasse du bar et après un repas "pique-nique", une assemblée générale permet de faire le point sur l'organisation du séjour.

- Chaque chorale se présente, en précisant que d'autres de leurs membres arriveront le lendemain ou dans la semaine.

- Pour la répartition des tâches matérielles, des équipes de quatre à cinq personnes s'occuperont chaque jour respectivement des repas et plonges du midi (deux équipes), du soir (deux équipes) et du nettoyage (une équipe.) Des feuilles d'inscriptions circulent dans l'assistance ; elles resteront affichées sur la porte du réfectoire. Pour une journée, un "chef d'équipes" coordonnera le boulot et veillera à ce que tout se passe bien.
Signalons d'ors et déjà que ce système a bien fonctionné sur les cinq jours : les équipes de bouffe s'étant même livrées à quelques improvisations hilarantes avant de servir les repas : parodies de chanson ou manifestation avec banderole. Quelques "temps forts" gastronomiques ont ponctué le séjour : la potée aux choux (mardi), la "barbecue party" (jeudi), la soupe au pistou (vendredi), le tajine (samedi) ; la bonne chair partagée renforçant la convivialité !
Le vendredi 13 au soir, nous avons préparé le repas pour un groupe de Cubains, quelque peu déroutés par la soupe au pistou qu'ils n'ont guère apprécié. Ils venaient chanter des chants religieux et traditionnels dans l'église du village.

- Le collège de Saint-Amant, possède un internat, où sont logés les "Jolie môme", une cuisine de collectivité ultra moderne....et de précieuses douches que les stagiaires ont pu utiliser tout au long du séjour. C'est dans le réfectoire que sont pris tous les repas.
Le camping est installé dans un champ pourvu d'un hangar, mis à notre disposition par la Mairie à la sortie du village, prés du cimetière. Malheureusement, les toilettes et point d'eau qui s'y trouvent ont rarement ou pas fonctionné, d'où la préciosité des douches du collège !

Après avoir passé en revue ces aspects matériels du séjour, il est question de l'organisation du travail de la semaine.
-  Le matin, les stagiaires seront encadrés par les "Jolie môme".
- L'après-midi, Marie Godais propose d'animer des séances de maîtrise de la respiration, de la voix et du corps. Chaque chorale pourra ensuite travailler séparément ou ensemble sur des thèmes communs.
Mais déjà, les membres de cette assemblée générale, fatigués par les kilomètres, aspirent à un repos salvateur ; ils gagnent tentes et lits en espérant des lendemains qui chantent !

Voici comment se sont déroulés les différents moments du stage;

 Les matinées de travail avec les "Jolie môme" : entre 10 h. et 13 h. dans 
 la salle polyvalente du village.

Durant cinq jours, Michel Roger, metteur en scène des "Jolie môme", a réussi le tour de force d'animer un groupe de soixante à soixante-dix personnes en faisant en sorte que chacun y trouve son compte. En fait, dés le début, il précise qu'il veut, avec Cécile, Lorène, Cyril, Pascale, Sylvie, Serge et Mathieu, nous emmener dans l'univers "Jolie môme" par des arrangements de chansons et des improvisations dont ils ont l'habitude. Le tout accompagné à la contrebasse et à la guitare. Ils nous distribuent les textes des chants sur lesquels nous allons travailler.

Généralement, la séance commence, en guise d'échauffement, par une chanson interprétée à l'unisson : La semaine sanglante, Göttingen ou L'âge d'or.
Puis, sur La semaine sanglante ou Sans la nommer, on travaille par petits groupes les entrées sur scène, style "manifestation interdite" ou avancée en masse. Tout cela pour prendre conscience des gestes : à partir du moment où le public voit les acteurs, ceux-ci doivent être en jeu, sans mouvements parasites, concentrés, le regard fixant le public dans sa globalité.
Cela a donné lieu à quelques chorégraphies intéressantes autour des caisses en bois de différentes tailles, décor habituel des "Jolie môme"...et avec l'indispensable drapeau rouge ! 
"On s'ennuie !" crie Michel lorsque les groupes tardent à se mettre en place.

Autre exercice, avec la chanson Le piano de la plage de Charles Trenet. Nous nous répartissons en petits groupes interprétant chacun un couplet, toujours accompagnés à la contrebasse et à la guitare. Le but de cette manœuvre vocalo-chorégraphique étant de jouer et chanter en s'écoutant ; pendant qu'un groupe chante un couplet, les autres l'appuient par des rythmes à la voix ("choubidou, ouap, ouap.)

Certaines improvisations à deux ou trois personnes permettent de travailler davantage sur le rythme et le tempo. 
- Un exercice, avec accompagnement instrumental, sur un thème rythmique décliné d'après une célèbre publicité et des paroles d'anthologie sur le plan du message révolutionnaire : "J'aime la barbe à papa".
- Un exercice sans accompagnement, sur des phrases ou onomatopées rythmées commencées par deux ou trois personnes rejointes petit à petit par d'autres.

Ce compte rendu de travail quotidien avec les "Jolie môme" serait incomplet sans faire état de chorégraphies mémorables sur la chanson J'ai encore rêvé d'elle où certains ont vraiment pris leur pied !

Quelques enseignements fondamentaux sont à tirer de ces séances : 
 - être corporellement présent sur scène, même à l'état statique.
 - s'écouter et écouter les autres.
 - rendre la chanson et son interprétation crédible, agréable à écouter et à voir  par le public.

 Les ateliers de Marie Godais.

Une heure l'après-midi, en général entre 15 h. et 16 h.
Ces temps de travail ont complété efficacement ceux du matin : Marie a proposé des exercices de positionnement corporel (jambes parallèles, genoux fléchis), d'assouplissement et surtout de respiration abdominale (maîtriser sa respiration en sortant un ou plusieurs sons.)

 Les répétitions inter chorales

Assez rapidement, Michel Roger et les "Jolie môme" émettent l'idée que les chorales pourraient accompagner leur spectacle "La crosse en l'air" qu'ils donneront le soir du 14 juillet : 
- avec des chansons répétées le matin
- avec des chansons choisies et préparées ensemble par les chorales
- avec une chanson que chaque chorale tirera de son répertoire
Ces répétitions ont lieu l'après-midi, de 16 h. 
à 19 h.

Pour le choix des chansons à interpréter ensemble, une assemblée générale permet de déterminer, après moult discussions, trois chants qui conviennent à tout le monde. Ils correspondent à trois idées :
- une chanson révolutionnaire française traditionnelle : Le chant des ouvriers
- une chanson révolutionnaire étrangère : Bandiera rossa
- une chanson à thème plus récente : Petit bonhomme (Le mari de Maryvonne) d'Anne Sylvestre.
Entre mercredi et samedi, nous mettons donc au point une chorégraphie et une interprétation pour chaque chant, sous l'œil attentif et les conseils avisés des "Jolie môme".
 Le chant des ouvriers : à trois voix, selon l'harmonisation du F.M.I.
 Bandiera rossa : également à trois voix selon l'harmonisation des "Barricades". La répétition de cette chanson a donné lieu jeudi à une descente de rue entre la salle polyvalente et le collège.
 Petit bonhomme : par petits groupes interprétant chacun un couplet, un autre chantant le refrain et un dernier faisant un "bourdon" d'accompagnement vocal.

Ces temps de répétition sont aussi nécessaires pour que chaque chorale (re)travaille la chanson qu'elle a choisie d'interpréter le 14 au soir. (Voir ci-dessous.)

Bien sûr, il a fallu apprendre les paroles de tous ces chants et il n'était pas rare de croiser le matin, après le petit déjeuner, ou lors des différentes pauses de la journée, des stagiaires feuilles à la main qui ânonnaient des couplets en s'y reprenant souvent à deux fois !

Cela devait aboutir au "clou" du stage : le spectacle du 14 juillet.

 Le 14 juillet au soir : juste avant - pendant - juste après.

Dès vendredi, nous répétons sous le chapiteau des "Jolie môme" édifié dans la semaine sur les hauteurs du village et surmonté d'un beau drapeau rouge.
La veille au soir, nous avions pu assister à une répétition de leur spectacle ; le décor de caisses de bois est donc déjà agencé et permet l'installation des chorégraphies.

La journée de samedi, très minutée dans le temps, se partage entre les répétitions des "Jolie môme" et les nôtres. Il faut dire aussi que les chorales se sont étoffées de certains de leurs membres qui, profitant du week-end, ont pu rejoindre Saint-Amant.

A 18 h. les choristes se rendent à la mairie entre deux averses pour assister à une cérémonie : le Maire remet des insignes et des grades de promotion aux pompiers volontaires de la commune. Nous leur chantons, en guise de répétition générale, Le chant des ouvriers. Le refrain "Buvons, buvons, buvons à l'indépendance du monde" est alors de circonstance puisque cette petite réception se termine.....par le traditionnel pot de l'amitié.
Mais il est déjà 19 h. et nous devons regagner le réfectoire où nous n'avons qu'une petite heure pour dîner avant le spectacle.

Enfin, le grand soir arrive.....avec une grosse averse mais le public présent et le trac réchauffent les cœurs (et les chœurs.)
Le spectacle se déroule ainsi :

 En ouverture : La semaine sanglante, interprétée comme nous l'avons travaillé avec les "Jolie môme" (apparition d'une foule déterminée autour et sur les caisses en bois.)

 Puis Michel présente les cinq chorales qui interprètent tour à tour la chanson qu'elles ont choisie : 
- "Les Josettes rouges" : un chant de lutte sur la condition féminine sur l'air de  Mon amant de Saint-Jean.
- Le F.M.I. : La lega (chanson italienne)
- "Les coccinelles" : Rue de Paname (d'après les Ogres de Barback)
- A.C ! Limoges : La farendelle des sans droits (sur un air traditionnel du  Limousin)
- "Les Barricades" : L'appel du Komintern.

 Les "Jolie môme donnent leur spectacle "La crosse en l'air" : mise en scène d'un texte de Jacques Prévert écrit en 1936, dénonçant la collusion entre le Vatican, les dictatures fascistes italienne, allemande et les défenseurs du franquisme en Espagne.

 Enfin, les chorales interprètent Sans la nommer et les trois chansons travaillées ensemble : Petit bonhomme, Le chant des ouvriers, Bandiera rossa.

Au final, le public semble avoir apprécié. En tout cas, les choristes et acteurs de "Jolie môme" ont passé l'épreuve avec détermination....et beaucoup de plaisir !

 En guise de conclusion...

Le samedi après midi, sous le chapiteau des "Jolie môme", quelques minutes sont consacrées à un bilan du stage. Tout le monde est unanime pour tirer un grand coup de chapeau aux organisateurs-trices des "Barricades" qui ont permis que ces rencontres se déroulent dans les meilleures conditions possibles.
On rappelle aussi l'implication du village de Saint-Amant et de son maire qui nous a accueilli en nous présentant, un soir, les combats qu'il menait pour faire vivre sa commune.
Enfin, une parodie de la chanson éponyme de Léo Ferré permet de remercier les "Jolie môme" qui, en plus de nous avoir fait profiter de leur expérience de la scène et du chant, sont constamment restés avec nous pour profiter des temps de détente.

Le dimanche, après une nuit assez courte pour certains - bal des pompiers oblige - il faut plier les tentes sous la pluie. La plupart des choristes se sont dit au revoir ce jour là en s'échangeant des répertoires et en évoquant l'idée de remettre ça l'année prochaine !

Cette semaine a donc permis la rencontre de gens qui partagent l'envie de chanter. Mais ces répertoires communs de chants de luttes, de révoltes, de colère et d'espoir nous ont sûrement rapprochés plus encore car, tous, nous partageons aussi leurs messages.
Il n'est qu'à évoquer les temps "hors travail" où les refrains des uns et des autres étaient repris en chœur. Mon amant de Saint-Jean bien que pas très engagé, a bien été chanté trois à quatre fois par jour, sur l'escalier du collège pendant l'apéro, accompagné à l'accordéon, et surtout le soir au bar.
Là, même après avoir chanté tout le jour, nous reprenions autour d'un verre, tous en chœur et avec cœur ces "arias de la révolte" toujours vivants et que nous devrons entonner aussi longtemps qu'il faudra se battre pour que l'humanité vive dans un monde plus juste.

Olivier Vallade.

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Stage chorales 2002

LES DEUXIEMES RENCONTRES
DE CHORALES REVOLUTIONNAIRES
A SAINT-AMANT-ROCHE-SAVINE.

22 - 28 juillet 2002.

Pour la seconde fois, le petit village de Saint-Amant-Roche-Savine en Livardois-Forez, a été le théâtre, durant une semaine, de rencontres de chorales autour du chant militant et révolutionnaire.
Cette année, ce sont les "Josettes rouges" du Havre qui ont pris en main l'organisation du stage. Le lundi 22 juillet au soir, elles accueillent en chanson cinq autres groupes au cours de l'apéro   :

La chorale des "Sans nom" de Nancy : les nouveaux !
Les "Barricades" de Grenoble
La chorale d'A.C ! Limoges
Le Front Musical d'Intervention (F.M.I.) de Paris
....Et bien sûr la Compagnie "Jolie môme", renforcée par quelques stagiaires.

L'organisation matérielle de la semaine ressemble sensiblement à celle de l'an dernier.
- Camping dans le même champ mis à disposition par la commune.
- Utilisation de la cuisine, du réfectoire, des lavabos et douches du collège.
- Inscriptions pour les différentes tâches culinaires et ménagères.
A midi, c'est un buffet de salades et de crudités qui rassasie les choristes ; le soir, c'est un repas. A noter quelques temps forts, tels le colombo ou le barbecue  .

 Les travaux.

Les temps de travail sont ainsi répartis :
- les matinées, de 10 h. à 13 h. : on se retrouve tous à l'espace culturel autour de Michel, Mathieu, Laurène, Cécile, Cyril, Manu.
Au cours des premières séances, et après un échauffement sur Göttingen ou Sans la nommer, les chorales présentent leur répertoire à travers quelques chansons, tandis que d'autres commencent à être préparées en commun : assez rapidement en effet, on parle d'un spectacle qui sera donné sous le chapiteau des "Jolie môme" le samedi soir. On choisit sept chants à travailler ensemble :
Utile, de Julien Clerc, travaillée avec les "Jolie môme"
Rue de Paname, des Ogres de Barback, harmonisée par les "Coccinelles voix rouge" de Lyon et reprise par les "Josettes rouges"
A las barricadas, harmonisée par les "Barricades".
L'utopie Leclerc, une parodie de l'Appel du Komintern établie par A.C ! Limoges
Ta colère est légitime, composée par les "Jolie môme" entre les deux tours des présidentielles.
Mc Do Mc strike, également des "Jolie môme".
Nicolas and Barth, harmonisée par les "Sans nom".
Chaque chorale présentera une ou deux chansons de son crue, y compris les "Jolie môme".

- Les après-midi (sauf celui du mercredi qui a été "banalisé"), chaque chorale prépare les chants qu'elle a choisis de présenter pour le spectacle. A cette occasion, les "Sans nom" de Nancy et les "Barricades" de Grenoble se sont unis pour interpréter deux chants tirés de leur répertoire respectif : Grandola et Quant un soldat.

- En fin de journée, de 17 h. à 19 h. en général, on se retrouve tous à nouveau pour peaufiner les répétitions et travailler la mise en scène : déplacement, présence, regards. Cela avant l'apéro rituel pris sur les marches du collège !

Au fil des jours, les environs du collège, de l'espace culturel….et du Savine bruissent des refrains et couplets que chacun s'efforce d'apprendre du mieux qu'il peut !

 Le pot de Dédé.

Une première occasion nous est offerte pour "tester" des extraits de ces travaux : le pot offert par Dédé (André Chassaigne), Maire de Saint-Amant...et tout nouveau député (à noter qu'il s'agit du seul député communiste nouvellement élu en France, tous les autres députés de ce parti ayant été réélus). C'est pour fêter cette élection qu'il a réuni jeudi soir une foule importante à la salle des fêtes du village. Après nous être frayés un chemin entre les convives, nous interprétons entre autres Utile, A las barricadas, L'utopie Leclerc, et Ta colère est légitime, après un petit discours bien senti de Manu. !

Le spectacle.

Les vendredi et samedi après-midi, c'est sous le chapiteau des "Jolie môme", autour des caisses en bois, que se règle le filage du spectacle : l'enchaînement des chansons, les déplacements, les présentations. Pour le week-end, quelques chorales se sont renforcées de certains de leurs effectifs, ce qui fait environ quatre vingt personne sur scène à organiser patiemment. Bravo Michel !
Une affiche placardée un peu partout dans le village a annoncé le grand soir. Les choristes, tous de rouge et noir vêtus, arrivent aux abords du chapiteau vers 20 h. 15. Il fait très beau, contrairement à l'an dernier !
Ce sont donc vingt chansons qui sont interprétées et chorégraphiées dans l'ordre suivant, devant une centaine de spectateurs.
Utile.
Die Moorsoldaten (Le chant des marais), par les "Sans nom" en V.O.!
Grandola, par les "Barricades" et les "Sans nom".
Rue de Paname.
Poulet grillé, sur l'air de la mère Michelle, par A.C ! Limoges.
L'affiche rouge, par les "Barricades".
A las barricadas.
El paso del Ebro, par le F.M.I.
L'utopie Leclerc.
Sketch Paquita, par les "Jolie môme".
Chanter l'espoir, par les "Jolie môme".
Tout allait bien, par les "Jolie môme"
Ta colère est légitime.
Les talibans publics, sur l'air des bancs publics de Brassens, par les "Josettes rouges".
Ca n'se voit pas du tout, d'Anne Sylvestre, par les "Josettes rouges".
Mc Do Mc strike.
Brisons les prisons, par A.C ! Limoges avec le renfort de basses des "Barricades".
Nicolas and Barth.
Quand un soldat, de Francis Lemarque, par les "Barricades" et les "Sans nom".
Sans la nommer, tous ensemble.

A l'issu de cette représentation, où public et interprètes semblent avoir pris du plaisir, une buvette est proposée, dont la recette sera reversée à Rawa : association de luttes de femmes afghanes.
Puis, comme chaque soir de la semaine, c'est au Savine que tout le monde se retrouve pour prolonger les partages de refrains autour d'un verre !

 D'aujourd'hui à demain…

Le dimanche matin, avant le grand ménage et les grands départs, une rencontre bilan-perspectives se tient sur les marches du collège.
Tout le monde s'accorde afin de remercier les "Josettes rouges" pour l'organisation matérielle du stage et les "Jolie môme" pour l'encadrement des séances de travail.
Le séjour a été un peu court ; il faudrait envisager une semaine pleine, avec arrivée des participants le samedi.
Les choristes des "Sans nom" de Nancy, nouveaux cette année, disent avoir beaucoup apprécié le travail autour de la mise en scène.
Michel se déclare également satisfait et pense que les atouts que les "Jolie môme" ont pu apporter portent moins sur le chant que sur la mise en scène : la présence, le regard, la réalité d'être sur scène face à un public.
Une cassette vidéo du spectacle a été réalisée, elle sera envoyée à chaque chorale. Dans le même ordre d'idée, une demande pressante est faite à Mathieu pour qu'il réalise à nouveau une cassette audio "best of" de ses enregistrements de la semaine !

Plusieurs idées sont lancées en vue de l'organisation du prochain stage :
Envisager une formule de stage en semaine et d'un week-end choral en final ; Deux chorales de plus pourraient être accueillies, moyennant le règlement de questions logistiques de place, ou pourraient venir le week-end en même temps qu'un groupe de rock rouge.
Avant les rencontres, envisager peut-être un échange de partitions entre chorales, via Internet notamment, bien que les moments de choix des chants lors du stage soient intéressants.
Bref, les "Jolie môme" proposent quelque chose de plus ambitieux. Pour le moment, leur présence à Saint-Amant et le déroulement du stage ne pose pas de problème tant que le Maire est en accord avec ces projets. En sera t'il toujours ainsi ? Il faut l'espérer !

Ce seraient les choristes de Limoges qui prendraient en charge l'organisation du prochain stage. Ils pourraient se mettre en contact avec les précédentes organisatrices pour des conseils pratiques !
Les dates devront être arrêtées vers mars-avril 2003 pour tenir compte des différents contrats des "Jolie môme". Envisager éventuellement quelque chose autour d'un contre G.8 (qui se tiendra en France)

A l'an prochain donc pour de nouveaux échanges de nos refrains porteurs de luttes et d'espoir !

      Olivier Vallade

 

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Stage chorale 2004
Les lignes qui suivent n'ont pas la prétention d'être un rapport fidèle de la semaine passée à St Amant, ce ne sont que quelques notes, prises au fil des jours, amendables à souhait. Ce travail était destiné à celles et ceux de nos groupes respectifs n'ayant pas pu venir à cette session, les stagiaires rentrants se chargeront donc de commenter la folle semaine
Michel / «les  sans-nom » Nancy

 
Abréviations : JM : jolie môme
                          SN : Sans noms

                          JR :  Josettes rouges

                          CRS : Chorale  des résistances sociales
                          MeG :  Mélusines en grève

                          CT : Chorale Ternative de Rouen

St Amant - Samedi 7 Aout
 
Le staf d'organisation arrive peu à peu. Deux le Vendredi à 17 heures, puis quatre vers vingt heures, comme par hasard à l'heure de l'apéro., encore cinq le Samedi , toujours à l'heure de l'apéro.

On attend donc désormais 83 personnes, les frigos sont remplis, les fournisseurs repartis, l'Intermarché d'Ambert dévalisé, les espaces de camping sont prêts. On avait prévu un pique nique pour les grognards gaillards organisateurs, las, le gaz a eu du mal a se mettre en route pour cause de protocole de sécurité (,ben oui, c'est une école), à l'heure où les paniers étaient prêts , y avait plus d'eau au troisième, le pied ! Demain plus de 80 potes arrivent, y a pu de douche !

Inch Allah , on verra demain. Stage galère ou stage pépère ?????

L'après midi, la chaleur est bien là, on s'est réfugié dans le collège pour préparer l'intendance.

Chassons le naturel, il revient au galop, le repas du soir arriva, vers 22 heures , après moult apéros  et curiosités à boire , amenés par les choristes  épicuriens , mais un peu soiffards .

Une première aubade a donc été donnée sur les marches de l'escalier du Collège, comme pour donner le ton !!!!

Bref, à part les douches qui marchent pas, le bistrot est fonctionnel, un bémol pour St Amant le pré « camping » n'a pas été fauché, mais le châpiteau des « jolie-môme est en place, ils jouent « Spartacus »

Quoi d'autre, ah oui, on a cru bon de stocker 350 litres de pinard de bon aloi, pour la soif et l'inspiration.

Les copines des sans-noms  préparent une chanson d'accueil, redoutons le pire ! Minuit va passer on va aller se mettre dans les toiles.

Dimanche 8 août 04
 
St Amant, village calme par nature se réveille envahi par une centaine d'exposants. Une brocante de 170 étals occupe le terrain, tous les deux mètres, des faïences, des bouquins, des bibelots, c'est dans ces rues saturées que doivent arriver 80 stagiaires, en voiture, bien sûr, avec obligation de traverser le bled, pour aller camper leur palais de tissus.

Peu avant huit heure, un  adjoint au MAIRE est venu nous rendre visite pour notre problème d'absence d'eau dans les douches. Rien à faire, ça marche pas !!! Nous v'la bien ! L'Adjoint nous décoince une douche collective servant de réserve à des décors réalisés par les élèves du collège.

Une équipe s'occupe de tout déménager, nettoyer, ça sera mieux que rien ; Avanti !!!!

Pendant ce temps, une autre équipe essaye de joindre l'intendant et le Principal, avec Jolie-Môme, pour régler la situation. Dur, car les deux responsables du collège ont été muté, le Maire est en vacances, le téléphone ne passe pas , faute de réseau, et on a tous des portables. Bref, tout va bien !

L'adjoint au Maire nous a signalé, gentillement mais fermement, qu'il ne fallait plus de bruit dans la nuit ; Message transmis aux joyeux veilleurs rentrés à quatre plombes du mat.

Fin de matinée, après avoir fabriqué 4 tonnes de potée lorraine, les organisateurs vont faire une petite baignade au Lac, à une dizaine de bornes. Bronzage, natation de haut niveau, dégustation viticole, tarot, vers 17 H 00, retour, quelques un(e)s vont voir Jolie Môme.

Le camping s'agrandit, petit à petit...

Les choristes nuiteux, responsables de l'ire de l'élu, ont réalisé une chanson d'accueil, sur l'air de « en passant par la Lorraine. ; » tout un programme..

Rendez-vous est donné à l'heure de l'apéro pour commencer la rencontre entre les chorales..

lundi 9 août 2004

Dicton du Jour :

Il y a ceux qui regardent le monde tel qu'il est et se disent «  pourquoi ? »

Et ceux qui regardent le monde tel qu'il devrait être, et se disent «  pourquoi pas ? »

Finalement tout le monde est arrivé pour le repas de Dimanche soir. Sans être Woodstock, le camping a un air sympa. Les escaliers du collège ont renoué avec la tradition de l'apéro du soir, ..animé. Chante moi ce que tu aimes, je te dirai qui tu es. Y a pas trop de surprise, celle ou celui qui chante doit tenir du gaucho, de l'anar, de l'écolo ou du syndicaliste..en principe.

Les sans-noms ont présenté leur petite chanson d'accueil, puisque les potes en redemandaient, la même chorale a poussé un petit » Yah Yah Yah » chant palestinien écrit au Liban.

Coup de bol ! Figurez vous que le bistrot était prêt pour l'after des nuits de St Amant, quelques verveines et hop ! au lit les choristes.

Lundi donc, Une AG a lieu à 10 h 00, sous le chapiteau. Accueilli par les « jolie-môme », plus précisément par Michel, le metteur en scène, on nous propose de  travailler cette semaine à un spectacle commun avec la troupe d'intermittents. « Jolie-môme » précise que leur apport sera théatral, préparera à de l'impro., à de la mise en scène , bien sûr, mais estime que la partie chorale et musicale ne sera pas leur domaine de conseil, mais un espace de décision collective.

Après ces quelques mots, chacun se présente

Les josettes rouges du Havre sont venues à 12, La Chorale ternative du Rouen débarque à 5, les Sans Noms de Nancy sont 15, la CRS ! Chorale des Résistances sociales de Limoges a déplacé 6 personnes, les Melusine en grève, de Grenoble sont 3, Martine de Marseille de la Chorale des Lendemains présente deux chants du répertoire, très courageusement, d'autant qu'elle est seule, avec brio. Il y a aussi Maxime, venu seul de Paris et Sarah de Toulouse. Jolie-môme et son atelier finit la présentation. Leur groupe oscille entre 17 et 25 personnes, parce qu'ils ont présenté SPARTACUS avec le renfort de la troupe au grand complet

Le collectif présent à St AMANT bougera de 65 à 83 personnes
Break Apéro & repas / reprise à 15 H 00, pour cause d'installation.

La séance de l'après-midi commence par un chant en commun, « révolution permanente » qui est décliné par trois groupes afin de souligner l'importance de l'entrée en scène, de la position lors de l'interprétation. Michel (JM) propose un texte de Victor HUGO, décliné sur une improvisation musicale, pour maîtriser d'autres aspects scéniques, même s'ils ne semblent pas concerner la partie chant..

Une approche du spectacle commun se dessine , il serait dédié à la résistance, nous inviterions ainsi les vacanciers et les habitants à suivre une histoire sur  ce thème, jalonné de chants révolutionnaires. Un collectif doit affiner cet aspect, proposer un fil rouge, une présentation..

Des chants sont proposés pour une interprétation collective :

-         la Valse rouge

-         Yah Yah Yah

-         L'estaca (version française)

-         L'affiche rouge

Un travail de groupe tente le chant des partisans et l'affiche rouge, nous ne nous connaissons pas assez, les interprétations sont différentes, les musicos de Jolie Môme proposent en outre une interprétation plus rapide. Le travail se poursuit jusqu'à 18 H 00. On décide de mettre à profit l'heure de l'apéro pour créer et proposer des plans de travail pour le spectacle.

A chaque jour suffit sa peine, c'est l'heure de faire bosser le patron du café d'en face, en attendant une tartiflette qui se mitonne aux fourneaux.

Mardi 10 août 04

Dicton du Jour : Descendons dans la rue , avant qu'on nous y jette !!!!

La nuit a été arrosée, test grandeur nature du petit campeur parfait, ça se calme pas vraiment durant la journée.

Reveil service pour les Josettes Rouges qui vont chercher une choriste à la gare.

Le travail de ce Mardi a lieu dans la salle des fêtes , on tourne sur plusieurs endroits . On se refixe des objecftifs, Michel (JM) rappelle que le travail scénique est un apport, certes optionnel , mais intéressant à connaître pour un minimum d'expression dans le travail choral, capter l'attention, mettre en valeur une démarche.

Une parie du groupe se déclarait un peu décalé sur le travail de la veille, d'un niveau et de définition assez « codé ». Les musiciens de Jolie môme expliquent la difficulté à cerner à priori un contenu de formation et la nécessité de » se jeter » dans l'impro, pour éviter un contexte fermé, vite saturant.

On attaque par « utile », pour chauffer puis un test intéressant est fait sur « Thank you Satan ! » qui nous assurera le « plat de résistance » de la matinée. Travail sur les cours, diction, rythme, entrée en scène, ensemble & par groupe. On finit la matinée par un chant collectif «  la semaine sanglante

BONNE NOUVELLE À L'HEURE DU REPAS !!!!!! La secrétaire administrative du collège, en vacances, est venue nous donner la clé du local où se situait une vanne fermant l'eau des douches. On a de l'eau !!! Un grand merci à Lorène (JM) qui s'est démenée trois jours pour nous aider à régler le problème.

14 H30, reprise, les chorales seules,  travail d'échauffement pendant une demie heure. Chant collectif «  Quand un soldat ». Une discussion a lieu sur la première partie du spectacle de samedi. Un chant de chaque chorale est retenu (5 au total) pour être interprété par un groupe sur 5 qui ne sera pas forcément  chorale . La majorité des stagiaires choisit de bosser « Le matin, je me lève en chantant . » ce travail consacrera le temps du reste de l'après-midi. Thomas et Cyril (SN) préparent la valse rouge à la guitare et au violoncelle pour Mercredi..

La séance sera bouclée par un chant palestinien, travaillé en collectif.

A 18 h 30 Jolie Môme répète dans la cour du collège, à 19 H OO  à l'apéro, les « Melusines en grève » nous présente une partie de leur spectacle. Puis, après le repas, un concert est offert au village vacances voisin, musique d'Europe de l'Est, d'inspiration Yidish. Bref, une belle soirée. Le groupe s'appelle « la Gargote » , il donne ce concert en remerciement du prêt de la salle culturelle, durant un mois où ils ont enregistré un disque.

St Amant est un curieux village, dynamique, il y a une forte densité d'intermittents, installés aux alentours, ainsi un des techniciens de Wampas.

Plus tard au bar de la place, soirée Moustaki .

Mercredi 11 Août 

Dicton du Jour        Ceux qui vivent sont ceux qui luttent

Travail collectif, sur l'entrée en scène, trois groupes interprètent « la semaine sanglante », l'après midi, plusieurs ateliers sont mis en place.

La chanson créée par la Chorale de Marseille » la valse rouge » a été adaptée puis travaillée à plusieurs voix, ça prend forme mais très doucement.. dans la foulée il y a cour de rattrapage de valse dans la cour

Les journées de travail s'enchaînent avec un peu plus d'intérêt , puisqu'on tente de cerner le spectacle de Samedi.

Jeudi 12 Août

Dicton du Jour /  Nous n'avons pas peur des ruines , car nous portons dans nos cours un monde neuf.

Ou aussi : résister c'est créer

Même principe que la veille, où le collectif travaille l'entrée en scène, ce jour c'est sur « rue de Paname ».

Il faut faire vite, il ne nous reste que 2 journée pour affiner le spectacle.

Une version plus rythmée est proposée par Jolie môme de l'affiche rouge.

L'après midi est consacré à « Paris s'éveille » , un second groupe préfère peaufiner la « valse rouge » orchestration , 2 voix,. Cette chanson commence à avoir du caractère, en tout cas elle emballe beaucoup de monde. Plusieurs chorales vont sans doute la mettre à leur répertoire.Ce qui reste dans l'esprit du stage, rencontre et échange.

Retour en travail collectif pour tester des chants dans un style pot pourri , un collage est retenu. Et testé.

Une discussion a lieu entre quelques choristes, Cyril (SN) ne souhaite pas voir « commandante Che Guevara » dans le collage du fait du caractère allégorique et du culte de la personnalité mis en évidence.

Chassez le naturel , il revient au galop, le débat n'est jamais très loin.

Des avis différents sont donnés au fur et à mesure des discussions préparant le spectacle. Programme assez ambitieux, manque de temps pour amener la totalité des idées. Il reste demain pour avancer et tenter de cerner la structure .

Dans la série des petits malheurs, il n'y a plus d'eau chaude dans les douches, décidément on est pas verni !

Jolie môme démonte son chapiteau, le spectacle devrait avoir lieu dans la cour du collège. L'atelier des jolie-môme s'active sur les décors. Ils y mettent d'autant de l'énergie, qu'après le stage ils filent à Aurillac pour deux représentations de Spartacus. Certains membres de la troupe ne sont pas rentrés chez eux depuis un mois,

La présentation des plats, à l'heure du repas devient plus subtile, à partir de ce Jeudi, l'équipe de préparation présente le menu et la recette en chanson.

Le soir la veillée sera plutôt calme, les sans-noms avaient imprimé, il est vrai, une vie nocturne assez marqué. Il y a un certain passif en sommeil, les comptes seront remis à jour cette nuit.

Des affiches sont réalisées après le repas pour annoncer le concert des chorales. Une table de tarot se constitue, puisqu'on vous dit que la nuit est calme.

 
Vendredi 13

Dicton du jour :  L'utopie n'est pas irréalisable, elle est irréalisée.

Le collage , le filage prennent formes/ Une certaine idée de l'ossature du Spectacle se dessine. La séance de travail est orchestrée par Cyril (JM) et les musiciens. On règle des détails, on corrige des faiblesses, des manques.

Ce Vendredi marque un changement, Chantal (JR) est chargée de diriger la préparation pour les stagiaires. Une inquiétude n'est pas levée pour la météo, il fait gris et froid.

Des nouvelles nous parviennent du reste du Monde, Zidane quitte les bleus, on s'en fout ! c'est l'heure de l'apéro, on reprend un rouge !

Sarkozy était dans l'Hérault Hier, La foudre ne devrait pas tomber aussi près à deux jours de suite, si ça se trouve, y viendra pas au concert..

La chanson polémique se trouve remplacée par « El Pueblo Unido », sur la subtile proposition de Michel (JM)

Les ateliers vont se succéder assez intensivement cet après midi, le filage complet de la prestation des chorales va être fait plusieurs fois de suite. L'affiche rouge , façon « jolie-môme » doit être reprise plusieurs fois. En fin d'après midi le décor est monté dans la Cour, on peut se mettre à bosser sur la scène.

Traditionnel apéro, et, pour changer , brochettes dans la cour, travail jusqu'à minuit ; Puis une dernière fois l'affiche rouge

Beaucoup de monde va sacrifier aux « afters » de St AMANT, le bistrot n'a plus d'alcool de verveine, la mode de l'alcool de pomme verte est lancée.

Samedi 14

DICTON DU JOUR :   Le difficile c'est ce qu'on peut faire tout de suite, l'impossible prend un peu plus de temps.

Victoire !!! l'eau chaude est revenue dans les douches, au bout d'une semaine tout se met à fonctionner normalement, dommage on s'était bien habitué à l'eau froide.