À propos de foot – La passion au féminin

1921

Mai 1881 : 1er match en Écosse. Mais plus que la performance sur le terrain, ce sont les tenues des joueuses qui concentrent l’attention du Glasgow Herald : « Les jeunes femmes, qui devaient avoir entre 18 et 24 ans, étaient très bien habillées. Les Écossaises portaient des maillots bleus, des culottes blanches, des collants rouges, une ceinture rouge, des bottes à talon et un capuchon bleu et blanc. Leurs sœurs anglaises avaient des maillots blancs et bleus, des collants et une ceinture bleue, des bottes à talon, et un capuchon blanc et rouge. »

1917 : Le football féminin apparaît dans une société féminine de gymnastique parisienne, nommée Femina sport. Mais aucune fédération existante n’accepte de s’occuper des affaires du sport féminin. Pas même Pierre de Coubertin, qui refusera catégoriquement de favoriser l’accès aux Jeux Olympiques de la gent féminine. Dans la foulée du premier match, la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France (FSFSF) est donc créée à l’initiative d’Alice Milliat, qui sera par ailleurs à l’origine des Jeux Olympiques Féminins (1922). Rapidement, un championnat de football s’y développe et, après n’avoir concerné que les équipes du bassin parisien, s’ouvre aux joueuses de province dès 1920. À ce titre, la compétition peut se targuer d’être une pionnière mondiale.

Années 20 : Les discours acerbes se font de plus en plus bruyants. Parmi eux, certaines sorties médiatiques de célèbres journalistes, comme Gabriel Hanot. Membre du journal L’Equipe, celui qui œuvrera pour la création des Coupes d’Europe de clubs et pour la mise en place du professionnalisme déclare, en parlant du football féminin, que « le jeu ne vaut rien ». Les compétitions perdent peu-à-peu de l’attrait pour le public.

1957

1932 : La FSFSF supprime le football des activités encadrées, et en condamne ainsi la pratique. C’est la fin du football féminin en France, du moins de manière officielle…

1941 : Le gouvernement interdit carrément la pratique du foot par les femmes.

Il faudra attendre le début des années 70 pour que les fédérations anglaises, françaises mais aussi allemandes ou italiennes, ne reconnaissent à nouveau le football féminin.

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