DISPARITION INQUIÉTANTE À AURILLAC !

Pour la deuxième fois depuis 1993, nous ne serons pas cet été au festival de théâtre de rue d’Aurillac.

(Télécharger l’affiche pour faire tourner l’info : JPEGPDF)

D’abord, cette année encore, on nous annonce un festival en cage, sous pression policière, contrôles, fouilles et enfermé derrière des barrières… (cf le communiqué – que nous avons signé – de la Fédération des Arts de la Rue)

Puis, la direction du festival nous a signifié que la place où nous jouions était devenue un lieu de programmation des compagnies de passage, celles-ci étant de plus en plus nombreuses…

Mais la raison de cette réquisition est-elle bien celle-la ?

(cf L’Union du Cantal de l’année dernière et notre réponse)

La raison ne serait-elle pas plutôt notre refus depuis toujours de nous inscrire dans le « off » ? Ou peut-être le fait que nous ayons relayé l’appel à la manifestation anti-état d’urgence l’année dernière ? La grève de 2003 ? L’expulsion de Manuel Valls en visite officielle en 2013 ? L’occupation de la mairie avec nos camarades chômeurs et intermittents en 2014 ? Ou bien encore les petites insolences qui égrainent notre spectacle (n’est-ce pas cela aussi le spectacle de rue…) ?

Dommage, nous on adore ce festival

et sans forfanterie aucune, beaucoup de festivaliers s’accordent à dire que le Festival Éclat, sans Jolie Môme ce ne serait pas tout à fait le Festival Éclat !

Bon, quelque part, cette année, cette petite mesquinerie nous arrange presque, le spectacle est en reconstruction, la rentrée va être chargée avec le procès de Loïc le 11 septembre (à la suite de l’occupation du Medef en juin 2016), les mobilisations contre la nouvelle loi travail le 12. Alors finalement, ça tombe pas si mal, merci !

Et, ce retrait imposé, nous permettra de préparer notre retour triomphal en 2018 !

La rue, c’est le 12 septembre
que ça se jouera !

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