09/11/2016 – Ouest France – Loi travail. Six militants convoqués au tribunal pour « dégradations » au Medef

Source Ouest France

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Six intermittents et manifestants contre la loi travail qui avaient participé à l’occupation du siège du Medef en juin sont convoqués le 10 février au tribunal correctionnel de Paris en vue d’un procès pour « dégradations aggravées en réunion », a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Convoqués par la police, ces personnes âgées de 18 à 49 ans, cinq hommes et une femme, avaient été placées mardi en garde à vue avant d’être présentées au parquet de Paris ce mercredi, d’après une source judiciaire.

Leur comité de soutien a dénoncé dans un communiqué « une accusation strictement politique » et des « attaques (…) destinées à faire taire toute contestation »« La violence n’a jamais été le fait des précaires qui défendent leurs droits, mais bien du Medef lui-même qui depuis des années dégrade nos conditions de travail et de vie », a-t-il ajouté.

Le 7 juin, une soixantaine d’intermittents du spectacle et d’opposants à la loi travail, selon la police, une centaine, d’après les participants et le Medef, avaient fait irruption dans les locaux de l’organisation patronale avant d’en être délogés.

Le militant conteste toute violence

Au cours de cette action, une altercation avait éclaté. Un cofondateur de Nuit Debout, en pointe dans la mobilisation contre la loi travail, avait été interpellé. Le responsable de la sécurité du site du Medef l’accuse de l’avoir frappé. L’homme, âgé de 44 ans, est convoqué le 8 décembre au tribunal à Paris pour « violences volontaires en réunion sans ITT ».

Son procès initialement prévu le 5 août avait été renvoyé. De son côté, le militant conteste toute violence et affirme que le responsable de la sécurité du site du Medef lui a donné un coup de pied dans les parties génitales. Il a déposé plainte contre ce dernier.

Ce jour-là, les manifestants, venus à l’appel de la Coordination des intermittents et précaires, entendaient protester contre le projet de loi travail et demander l’application de l’accord Unedic pour les intermittents.

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