2012 – À quelle “soc’” allons-nous être mangés ?

Cette année encore nous terminons notre saison avec deux évènements qui nous sont chers ; La Belle Rouge puis fin août, notre participation en “outsider” au festival d’Aurillac. Deux tribunes qui nous offrent la possibilité d’exposer nos doutes quant au réel changement consécutif aux 2 derniers scrutins.

En effet, 2012, riche, enfin chargée en élections :

ne marquera probablement pas la fin des plans de licenciements (Psa, Technicolor, Fralib, Goodyear, Conforama, Carrefour, Bouygues, Sfr, Arcelor Mittal, Bnp, Sg, Ca, Air France, Areva, La Fnac, Sncm….)
ne marquera probablement pas l’interdiction des licenciements – les voies (x ?!) du moindre mal sont pavées de toutes petites bonnes intentions (pas question d’effrayer les patrons),
ne marquera probablement pas la régularisation de tous les sans-papiers, ni l’arrêt des expulsions des Roms – les voies (x ?!) du moindre mal sont pavées de toutes petites bonnes intentions (pas question d’effrayer la droite et l’extrême droite),
ne marquera probablement pas la fin de la spéculation immobilière,
ne marquera probablement pas la fin de l’hégémonie des banques – les voies (x ?!) du moindre mal sont pavées de toutes petites bonnes intentions (pas question d’effrayer la finance)
ne marquera probablement pas le reloge-ment de tous les mal logés, expulsés,
ne marquera probablement pas la fin de l’abandon des services publics,
ne marquera probablement pas la disparition des parachutes dorés et autres privilèges,
ne marquera probablement pas l’avènement d’une société plus juste,
ne marquera probablement pas la fin de la ploutocratie – les voies (x ?!) du moindre mal sont pavées de toutes petites bonnes intentions (pas question de mettre en danger sa carrière en mordant la main qui la nourrit),
sans doute va-t-on nous expliquer que c’est la crise, que nous ne sommes pas seuls, qu’au nom de la macro-économie, des relations internationales, de la compétitivité nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons.

D’autant plus que les guerres ça coûte cher et qu’on en prépare quelques-unes aussi, pour « le moindre mal » bien sûr, en Syrie ou au Mali, bref où l’OTAN nous dira d’agir au nom de la défense de l’occident chrétien. Oh ! Pardon ! De la démocratie.

Bref, les années passent, les festivals se suivent, les gouvernements se succèdent et on a quand même l’amère impression que le changement ce n’est pas pour maintenant…

Mince, vous dîtes-vous, Jolie Môme est toute nue sous son pull certes,  mais elle a le moral dans les chaussettes… Pas du tout à l’instar des mémés toulousaines, Jolie Môme aime la castagne et est prête à en découdre dès la rentrée ne serait-ce que pour défendre ses droits à l’intermittence une nouvelle fois sur la sellette !

Bon festival et comme on dit toujours : Vive la convergence des luttes !!!
Jolie Môme

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